Dossier - La Ghostproduction

La Ghost production, l’éternel débat. Que ce soit bien ou mal, on utilise ce mot à toutes les sauces.

« Producteurs fantômes ». Pourquoi fantôme ? Car ils n’apparaissent pas sur la jacket du cd, sur une vidéo Youtube, Spotify, dans les fiches de droits d’auteur … Ils n’ont aucun crédit.
Enfaîte, le Ghost producer est simplement payé et basta. (Enfin… Si fantôme que ça?)

L’intérêt pour un artiste d’avoir un ou des Ghost producers est très variable. Gain de temps, besoin d’une base d’inspiration, s’initier à de nouveaux genres …
Il en va pour la mélodie, mais aussi pour les lyrics. 

La Ghost production est bien souvent mal vue, et on peut comprendre pourquoi. La limite du Ghost producing n’est pas clairement défini en tant que tel. Pour certains, les « Co-Producers » sont des Ghost Producers

Dans cet article, on considérera que tout ce qui est mentionné au niveau des droits d’auteur n’est pas de la ghost production.

Ton rêve de  » woah cet artiste travail seul dans sa chambre, quel talent » est peut-être brisé. Mais c’est pas pour autant que tout les artistes en usent. Ghost producers, ghost writers …. Il ne manque plus que les :

Comment fonctionne le ghost producing ?

Le Ghost producing fonctionne de différentes façons. Tu peux par exemple acheter le travail qu’un artiste t’a confectionné.

Tu peux aussi contacter des boîtes qui sont spécialisées dans le Ghost producing, en te créant des sons sur mesure. Et enfin, tu peux acheter directement des sons sur des plateformes prévu à cet effet.

– MyGhostProducer : création de sons sur mesures
– EDMGhostProducer : plateforme où tu peux vendre tes productions ou acheter celle d’un autre. Les prix peuvent atteindre parfois les 1000 dollars. Une fois acheté, c’est la tienne.

Mais alors, des exemples ?

Eh bien, c’est très dur à déceler. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de Ghosts ( fantômes ).
L’exemple le plus notable est le cas de KSHMR sur le titre Tsunami. Si vous regardez aujourd’hui sur le site de l’ASCAP, HOLOWELL-DHAR NILES ( kshmr ) est mentionné dans « writers ».  Mais il n’est pas mentionné dans la catégorie « performers ». Cela peut-être considéré comme du Ghost producing. L’artiste ne désire pas être mentionné.

Aujourd’hui, les artistes ont pour la majeur partie une équipe entière. Cependant, est-ce considéré comme du Ghost producing ?
N’importe qui peut demander des conseils, des avis sur sa production. De par ces conseils, tu changes des petits trucs. Donc du coup, ton oeuvre a peu de chances d’être ta création propre.

Il faut cesser de crier au ghost producing à tout va. Même si il est réel, les artistes ont aujourd’hui toute une équipe, ils sont aidés. Dès lors qu’ils sont aidés, les collaborateurs sont mentionnés dans les fiches de droits d’auteur.

Des noms ressortent très souvent, comme par exemple ceux-là :

  • Alan Walker – Faded : les crédits déposés font office de 5 personnes. La chanteuse Iselin Soleihm, Alan Walker, Jesper Borgen ( pianiste ) et … Mood Melodies.

Mood Melodies a travaillé sur plusieurs titres avec Alan Walker, mais aussi sur « Stay » de Zedd, entre autres.

  • Martin Garrix feat. Bonn – High on Life : les crédits déposés font office de 6 personnes. Le Garrix, le Bonn, Matisse & Sadko, Albin Nedler et Giorgio Tuinfort.

Giorgio Tuinfort, il a posé sa patte dans un nombre incroyable de titres. Je vous laisse sa fiche wikipedia, il y’a de quoi être impressionné !

Allez petit cadeau, Porter Robinson a participé à Clarity de Zedd.

Conclusion

Le Ghost Producing n’est pas un mythe, il existe. Mais il faut bien scinder « équipe » et « ghost producers ». Dans une équipe, on parle alors de co-producers. 
Alan Walker est aujourd’hui accusé à tort d’user du ghost producing. Pourquoi ? Simplement car dans une vidéo où il explique sa démarche sur Faded, son co-producer paraît mieux informé que lui. Ce co-producer est mentionné dans la fiche de l’ASCAP. Et puis clairement, avant Faded, il y avait Fade.

Les avis divergent au sein des Djs. Certains sont contre, d’autres n’en ont rien à faire tant que ça bouge (ce que je trouve triste).

Je vous donne des liens très intéressants si vous voulez explorer le sujet ! Désormais, c’est à vos opinions 🙂 

 
 
 
 
 

Tu ne peux pas être en NBA si tu ne sais pas jouer du basket 
– DVBBS

( Ils ont du culot ces deux là. Tsunami. )

– Benoît

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