Dossier - Labels

bannière label

En plus d’être un gage de qualité pour les supermarchés, les labels discographiques … Non c’est totalement différent. On va essayer de comprendre ensemble tout ce qu’est un « label musical ». Entre Universal, STMPD, Musical Freedoom, Spinnin’ et toute la clique … On enclenche le drop, et on y va !

Vous les voyez tout le temps apparaître. Sur chaque clip vidéo, sur chaque description Spotify, bref, ils sont partout. Qui ne s’est jamais dit « Il est bien moche ce logo Vevo », ou encore « Hexagon ressemble étrangement au logo de Don Diablo » [ logique 🙂 ]. 
Afin de comprendre pourquoi on voit apparaître les Vevo ou autre, il faut déjà comprendre leur fonctionnement et leur rôle.

D’après la définition Wikipedia : Un label discographique (de l’anglais « label » signifiant « étiquette ») est une société éditrice de musique souvent appelée « maison de disques ». Elle est chargée de produire, d’éditer et de distribuer les enregistrements d’artistes. Le label est, par extension, la marque déposée par cette société.

C’est une très bonne définition, mais trop peu complète.

Déjà, il faut comprendre que les maisons de disques ( labels ) ne prennent pas n’importe qui sous leur bras. L’artiste engagé doit refléter à minima l’identité propre du label. 

Vous ne verrez jamais Christophe Maé sous Spinnin’ Rcrds, et vous ne verrez jamais Dillion Francis chez Play On.  

Pour découvrir de nouveaux talents, ce sont généralement les labels qui viennent à vous, et non pas vous qui allez leur proposez une musique. ( En théorie. Il existe un tas de talent pool ou de concours chez les labels. )

Maintenant qu’on a posé les bases, on va s’attarder sur l’intérêt ou non pour un artiste d’avoir un label.

Vous êtes attentif, c’est bon ?

Deadmau5 clin d'oeil

L'artiste et les labels

Etre un artiste, c’est loin d’être un métier facile. Il nous faut des moyens financiers, du matériel,  une communication, des moyens humains, des juristes … Et beaucoup, beaucoup de temps.
Le label se charge de tout cela. Il ne vous reste plus qu’à être talentueux, et de ne pas perdre de temps avec les soucis financiers, administratifs etc … 
Cependant vous pouvez très bien tout faire seul, et ne contactez un label que lorsque vous en avez besoin pour la distribution, ou campagnes de communication.

Il faut bien comprendre qu’une bonne partie des revenus du label est une sorte de gagnant/gagnant avec l’artiste. Cette partie de revenu est donc un pari risqué de la part du label. Si cela ne fonctionne pas, le label perd l’investissement.

Les artistes signent des contrats avec les labels. Cela peut concerner de vastes modalités, et qui restent généralement confidentielles. Mais on peut déjà en citer quelques-unes :

– Part de recettes sur la distribution ( Revenus engendré par un clip, par un nombre d’écoutes ou d’achats sur une plate-forme de streaming, par un nombre de ventes d’albums … )

– Production de plusieurs titres sous le label ( Par exemple, l’artiste devra produire 7 de ses prochaines musiques sous ce label )

– Le label sera le décisionnaire final de la sortie d’un titre ou non ( Si cela ne suit pas le « style » propre au label )

Et beaucoup d’autres. Ce genre de contrats peuvent retirer de la liberté à l’artiste, c’est la raison pour laquelle certains gros artistes créent leur label, avec leur équipe.

À savoir qu’il est possible pour un artiste d’avoir plusieurs labels à la fois !

Maintenant, place à un joli tableau ! ( Vous êtes toujours là ? )

Marshmello qui touche une fleur l'air pensif et patient gif

Schéma Labels

Pour bien comprendre le tableau : 

Major = Sociétés se partageant la plus grosse part de marché de la musique. Elles se comptent désormais en trois. Au premier trimestre 2011, ses sociétés représentaient 71.5% des ventes de productions musicales mondiales. 

Label = Ce sur quoi on planche.

Sous-label = Une sorte d’aide à l’organisation. Imaginez que le père est l’EDM, et il a 4 enfants. Progressive, Trance, Trap et hardstyle. Si vous vous souvenez, on a parlé de « l’identité » du label. Eh bien … Les sous-labels c’est ça. En créant des sous-label, tu t’y retrouve mieux. Tout est plus cohérent. Tu peux englober différents genres. Les enfants ont les traits du père. Et le père a des droits sur ses enfants.

Indie = Labels indépendants, qui n’appartiennent à aucun major.

Pour simplifier les choses, nous allons prendre pour exemple le cas des labels et sous-labels les plus connus :

tableau représentant les majors et les indépendants avec leurs labels et sous labels

Récapitulatif

  • Il existe des Majors, des labels, des indie et des sous-labels.
  • Les labels ont leur propre signature musicale. Ils ont des sous-labels afin de coordonner les différents genres de musique. ( le papa et ses enfants ). Le label a donc certains droits sur le sous-label.
  • Les labels signent des contrats avec l’artiste, ayant de vastes modalités.
  • Les artistes peuvent être sous différents labels en fonction des contrats de chacun.

Premier exemple concret : Rewind Repeat It de Martin Garrix & Ed Sheeran

À l’époque de sa création, Martin Garrix était encore majoritairement sous Spinnin’ Records. (Qui appartient à Warner je vous le rappelle !) Ed Sheeran, il est majoritairement sous Asylum (qui est aussi un label de Warner). Spinnin’ et Asylum sont des labels ayant une signature bien différente. Il se pourrait donc que cela coince à cause des contrats signés qui empêchent Ed Sheeran de poser sa voix sur de l’EDM.

Deuxième exemple concret : Neverland de KSHMR & 7Skies

La chaîne Youtube officiel de DharmaWorldWide existe. Mais le clip vidéo est apparu sur la chaîne Youtube de Spinnin’, et pas sur Dharma ( sous-label de kshmr ). En guise de consolation, on peut voir le logo de Dharma en tout début de vidéo.

Il y a eu donc un contrat entre le label Spinnin’, et le sous-label Dharma quant à la diffusion du clip vidéo.

Alors ? C’était si sorcier que ça ? Je vous encourage à aller faire un tour dans les sources, si vous désirez aller plus loin 🙂 

 

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